Freitag, 9. März 2012

La synergie du partage




Neal Corenflo, rédacteur et éditeur de "Shareable", vient de présenter à Berlin "The New Sharing Economy" à un tout petit cercle d'initiés. Normal, il n'est ni dans la mouvance des faiseurs d'opinion ni dans les petits papiers des media-players locaux et son livre n'a pas encore trouvé un éditeur français.

Les idées propagées par "Shareable" et etayées par Neal Corenflo ne détonnent pas dans le contexte américain où la Y-generation arrive à la trentaine et se divise en quatre:

le premier continue à développer et diffuser l'esprit du Web,
les autres empruntant la voie des "Serious Men",
un quart est parti sur une galère à vie, et,
le dernier quarteron poursuit la route d'Internet selon le voeux des fondateurs de la Mozilla Firefox Foundation: "Keep the Knowledge Available for everyone."


Tout est accessible, tout est disponible pour tous, la plus grande transparence sur la toile permet aussi la plus grande liberté de chacun de tous. Le monde est peut-être un village global, mais les murs et les cloisons y sont transparents. La visibilité , la lisibilité et l'accessibilité totales sont les anti-dotes du culte du secret des sociétés qui destruit les individus et les communités.

"La Société ouverte et ses ennemis" de Karl Popper n'a manifestement pas inspiré les têtes pensantes du Web 2.0.
Leurs thèses préconisent la "socialnomie".

L'explosition des réseaux sociaux nous fait prendre conscience que nous sommes en pleine révolution culturelle et économique. La quantité des informations et la rapidité avec laquelle elles déferlent sur nous sont considérées par les uns comme une immense opportunité, et par les autres comme une menace insaisissable et omniprésente. Les savoirs et les compétences nouvelles digitales et virales exigent aussi de nouvelles formes de transfert.

Les belles certitudes du capitalisme et de sa dérive néocapitaliste renforcent la certitude que la croissance économique crée de la richesse pour un nombre de plus en plus limité d'individus. Quant aux 80% de la population prix de la paupérisation des masse, de l'exploitation des ressources humaines et naturelles, selon une stratégie de court-terme et surtout de courte-vue.

La richesse des individus composant une communnity ne peut venir que du partage. Et quelle est la richesse illimitée et soutenable de l'humanité, dans laquelle elle peut puiser sans fins ni remords? Son savoir, ses connaissances et ses aptitudes. Seul le dynamisme d'une société des Savoirs et des Connaissances crée de la plus-value soutenable parce qu'il améliore le niveau de vie, après avoir renforcé le niveau des savoirs. L'arbre de la connaissance s'appelle Internet, mais croquer la pomme ne signifie pas une vie à l'est d'Eden.

Ils rejoignent ainsi la thèse de Mohammad Yunus et les deux courants, l'un venant des campus américains, l'autre de l'Inde, convergent et arrivent au même constat: Pour survivre dans un monde de précarité alimentaire, écologique et économique globale, les 80% qui n'auront pas part au grand gâteau de la richesse ne pourront survivre dignement que s'ils apprennent à partager tout ce qui est partageable. Partager nous ouvre aux autres et les instants de partage sont aussi des moments de bonheur.

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